Après ça, tu pourras dire : oui, je connais Asaf Avidan

La Terre entière connaît Asaf Avidan. Mais sais-tu vraiment ce qu'il a fait avant "Different Pulses" et le titre "One Day". Si la réponse est oui, tu as sauvé la vie d'un chaton d'une humiliation virale sur les internets. Si la réponse est non. T'en fais pas, on est là pour toi. On te propose une séance de rattrapage musical.

Tu es dansé toute l’année 2013, voire 2014, aussi sur le fameux titre “One Day”. Tu sais évidemment qu’il s’agit d’un remix et qu’il ne s’agit donc pas du titre original d’Asaf Avidan ? Oui tu le sais. Mais est-ce que tu as déjà jeté une oreille sur le reste de la discographie de l’Israélien, celle d’avant l’album “Different Pulses ? Il y a eu une vie avant “One Day”. Plusieurs même. Une vie qui a commencé il y a 34 ans, dans un coin d’Israël, puis de la Jamaïque, puis de nouveau en Israël. Le garçon a voyagé. Beaucoup. Il a souffert. Beaucoup. C’est sans doute pour cela qu’il maltraite autant sa voix. Dis, toi aussi, tu as pensé à Janis Joplin, la première fois que tu l’as entendu ? Toi aussi, tu t’es demandé d’où cela pouvait venir ?

C’est vrai que parfois elle peut irriter, sa voix, mais ce timbre écorché et puissant impressionne et c’est autour de cette voix sortie de ce corps si fragile et si frêle qu’il a bâti sa réputation. C’est elle qui porte les textes du jeune garçon aux multiples fractures. Ca fait rire les lecteurs de dire qu’un chanteur est un écorché vif mais dans le cas d’Asaf Avidan, c’est vrai. Une expérience désastreuse dans l’armée, un cancer du sang, de très douloureuses séparations amoureuses. Tout cela a nourri la musique du jeune homme, une musique aux influences diverses : folk, d’abord, mais aussi blues, reggae, ska et rock. Asaf Avidan refuse les étiquettes et refuse de rester enfermé dans un genre musical si bien qu’on est incapable de savoir ce que le chanteur mettra dans ses prochains albums. La preuve : sur le dernier album, personne aurait pu imaginer que le jeune homme allait puiser son inspiration dans le jazz d’après-guerre. Une chose, en revanche, ne change jamais : c’est la violente décharge émotionnelle qu’on reçoit en pleine face.

Jacques Brel, Ne ma quitte pas
Ne me quitte pas
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