Des blogueuses mode sont envoyées dans une usine textile... bienvenue dans la vraie vie, princesses

Une télé-réalité norvégienne suit un groupe de blogueurs mode dits influents. Deux filles et un garçon sont envoyés dans une usine textile au Cambodge pour travailler et sont confrontés à la dure réalité de l'industrie textile.

Elles sont belles, jeunes et très bien habillées. Parce qu’elles se prennent en photos avec des looks très soignés, les blogueuses mode sont devenues en quelques années des apôtres du style, des modèles à suivre. Des fringues, elles en reçoivent beaucoup. De très belles fringues. Mais comment sont assemblées ces pièces ? L’envers du décor ressemble à l’enfer et c’est ce que vont découvrir trois Européens. Dans la télé-réalité norvégienne Sweatshop - Dead Cheap Fashion, Anniken, Frida et Ludvig sont envoyés dans une usine textile au Cambodge.

Pourquoi? Tout simplement, pour qu’ils réalisent dans quelles conditions travaillent les ouvriers qui fabriquent les pièces des grandes enseignes de prêt-à-porter (Mango et H&M en première ligne). Les premiers épisodes ont été diffusés en Norvège, sur la chaîne Aftenposten et sur son site internet. Pendant un an, ces étudiants ont véritablement vécu l’enfer du textile cambodgien : journées qui n’en finissent plus, salaires misérables, chaleur étouffante, bruit des machines à coudre incessant… Des conditions très dures qui ont choqué les trois blogueurs. Une blogueuse s’effondre même en larmes en se demandant : “Combien de personnes vont mourir ici chaque année”… Evidemment, on a en tête le tragique effondrement de l’atelier textile de Dacca en 2013 qui avait fait 1127 morts.

Après le tournage de Sweatshop, deux des blogueuses ont décidé de s’engager… en postant des photos instagram et en allant à la rencontre de certains dirigeants des grands groupes de prêt-à-porter. Cependant, pour le moment, aucune retombée et aucun commentaire sur ces prétendues rencontres. En revanche, elles continuent à poster des tutos beautés, des street-look. Le changement (des consciences), ce n’est pas pour tout de suite visiblement !

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