Bouleversante Sophia Aram : elle se souvient de Charb, Cabu, Tignous...

Ce matin, Sophia Aram a rendu hommage aux victimes de la tuerie qui a eu lieu à la rédaction de Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier. Un hommage vibrant et bouleversant durant lequel la chroniqueuse a eu du mal à contenir ses larmes.

Comment rester insensible. Comment se montrer fort. Faut-il cacher sa peine. Sa tristesse. Sa colère ? Faut-il rire ? Faut-il parler ? Sophia Aram, ce jeudi 8 janvier a parlé sur France Inter. Comme les 66 millions de Français, elle est blessée, meurtrie, choquée. Elle aussi, a voulu rendre hommage aux journalistes de Charlie Hebdo, morts tragiquement assassinés pour avoir défendu la parole libre avec humour.

La chroniqueuse se souvient de Charb et des discussions enflammées qu’elle a eu avec lui au sujet des symboles religieux, elle se souvient de l’humilité et de l’audace de Cabu. Elle se souvient avoir fait la voix d’un panda au gros cul pour un dessin-animé de Tignous. Elle se souvient des “chiens galeux”, elle se souvient de la colère ressentie. Une colère qui l’a aidée à arrêter de pleurer. “Je me souviens avoir eu envie de trouver une vanne, d’avoir envie d’en rire, et je me souviens d’avoir échoué. Admettons que Dieu existe, […] à quel point faut-il être crétin pour aller punir en son nom des dessinateurs, des journalistes sous prétexte qu’ils l’auraient vexé, troublé, blessé, insulté, titillé, énervé… Comment ne pas imaginer une seule minute que si Dieu existe, Dieu ne puisse pas faire le travail lui-même? Du coup, en l’absence de réaction de Dieu en personne, j’imagine qu’il n’y a que deux hypothèses possibles: soit il s’en contre-cogne, soit il n’existe définitivement pas”, déclare la chroniqueuse. La voix est tremblante. Au bord des larmes. Elle conclut dans un dernier souffle “personnellement, l’irruption de ces deux sinistres crétins me fait pencher vers la deuxième hypothèse”.

Jacques Brel, Ne ma quitte pas
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