Une femme se fait violer dans le train, que va-t-il faire ? Ca fait peur

Dans leur court-métrage, Je suis à l'heure, réalisé dans le cadre du Nikon Film Festival, deux jeunes réalisateurs dénoncent avec virulence l'insécurité des femmes dans les transports en commun. Mais aussi et surtout, la non réaction des témoins d'une agression.

Âmes sensibles s’abstenir. Ou plutôt pas. Isabelle Quintard et Fabien Motte, deux participants au concours Nikon Film Festival se sont fait remarquer sur les réseaux sociaux avec leur court-métrage Je suis à l’heure. Une vidéo de deux minutes vingt glaçante, qui nous montre l’insoutenable : le viol d’une jeune femme, en plein jour, dans les transports en commun.

L’histoire commence sur un jeune homme, qui prend le RER pour se rendre à un entretien d’embauche. Dans son wagon, une femme se fait harceler par un homme, d’abord verbalement puis physiquement. Le ton monte, et si on ne voit pas directement la scène, on entend tout. La jeune femme essaye de se défendre, appelle à l’aide, crie, hurle de peur, de terreur, de douleur.

Dans le wagon du RER, il y a des passagers. Eux aussi entendent les appels à l’aide de la jeune femme. Mais personne ne bouge. Tous gardent les yeux au sol et refusent de regarder cette jeune femme qui se fait agresser sexuellement à la vue de tous. La vidéo est glaçante, accablante et difficilement soutenable. Mais elle vise à une chose : dénoncer l’absence de réaction de la part des témoins.

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