Elles se shootent à l'héroïne et jouent les top-modèles

Pour dénoncer la situation des femmes d'Europe de l'Est accros à la l'héroïne, deux réalisateurs russes ont décidé de les filmer à la manière d'une campagne de pub fashion. Un contraste effarant, qui a le mérite de mettre en lumière la situation de ces femmes, trop souvent ignorées.

Downtown divas n’est pas une nouvelle série américaine à la mode mais le projet de deux réalisateurs arty qui ont choisi d’aborder le problème d’addiction à la drogue chez les femmes d’Europe de l’Est. Le sujet est dur. Et pour parler de ce thème, Loral Amir et Gigi Ben Artzi ont décidé de filmer ces femmes accros à l’héroïne à la manière d’une campagne de pub pour une grande marque de couture.

Ils jouent sur le contraste, en exploitant à fond la carte de la légèreté, de la superficialité et des paillettes. Les corps des femmes sont émaciés, elles portent des vêtements de créateurs et elles aussi ont des rêves. C’est surtout cela que les deux réalisateurs semblent vouloir montrer à travers leur court-métrage.

Les downtown divas oublient un moment l’addiction et parlent face caméra de leur passé plus ou moins heureux et de leur espoir d’une vie meilleure. On ne parle plus de drogue mais d’envies. Un moyen de mettre en lumière ces femmes, qu’on regarde négligemment au coin d’une rue en espérant trop souvent qu’elles ne nous adresseront pas la parole.

Jacques Brel, Ne ma quitte pas
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