Glaçant : 85% des témoins d'une agression sexuelle restent totalement indifférents

Une chaîne suédoise a mené une terrible expérimentation : tester les réactions des passants en simulant un viol à l'aide d'une bande son dissimulée dans un véhicule arrêté dans une rue. Le résultat de l'enquête est glaçant : seuls 15 % se sont arrêtés pour venir en aide à la fausse victime.

La vidéo fait froid dans le dos. Une voiture garée, la nuit noire et froide et des cris de femme. Apeurée, on l’entend se débattre, hurler à l’aide, supplier “ne faites pas ça, laissez-moi. Au secours, à l’aide. Il n’y a donc personne pour m’aider”. Un homme lui intime l’ordre de se taire. On comprend que la femme est sur le point de subir un viol. Des badauds passent devant la voiture tremblante dont les fenêtres sont obstruées. Rares sont ceux qui s’arrêtent pour venir en aide à la victime… Les cris sont glaçants mais la réaction des passants est encore pire. A vomir. Heureusement pour la jeune femme, la scène est fictive. Il s’agit d’une caméra cachée organisée par la chaîne suédoise Not Quite So Normal TV. L’objectif était d’observer la réaction des passants face à une personne en danger. Les voix et les cris sont enregistrés et diffusés via un haut-parleur installé dans le véhicule. Le résultat de cette expérimentation sociale est consternante : seulement 85% des passants s’arrêtent réellement pour venir en aide à la victime fictive. Parmi les 15% restants, les passants, (principalement des femmes), n’hésitent pas à frapper sur les vitres du véhicule, ouvrir la porte pour venir en aide ou appeler la police. C’est peu.

La vidéo fait écho au court-métrage “Je suis à l’heure” qui avait suscité une grande émotion en France, en octobre 2014. Il dénonçait la lâcheté des témoins d’un viol en mettant en scène une femme agressée sexuellement dans un train, sous les regards des voyageurs, indifférents.

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