"Je te veux dans mon lit", "Salut Blondie, t'es fertile ?", "Je veux te sauter"... Mexico, 2015 !

Dans cette vidéo, une dizaine de femmes reprennent, face caméra, les remarques dont elles ont fait les frais dans les rues de Mexico. Et le résultat est consternant.

“Je veux te sauter”, “Délicieuse, “Pourquoi tu es si nerveuse ?”, “Je veux te toucher les fesses”… Tels sont les commentaires qu’aujourd’hui, en 2015, des femmes ont entendus à Mexico. Cette vidéo, réalisée par l’éditeur Fusion, lève le voile sur le harcèlement de rue dont sont victimes les femmes dans les rues de Mexico.

Le harcèlement de rue est un énorme problème à Mexico et dans le reste du pays, où le taux d’agressions sexuelles contre les femmes est le plus élevé au monde. A Mexico, comme ailleurs, explique Laura Martinez, directrice d’une association venant en aide aux personnes violées, le corps de la femme est considéré comme un objet, comme “quelque chose auquel l’homme peut avoir accès quand il le souhaite”. En 2010, un rapport des Nations Unis considérait que la ville de Mexico était la plus exposée aux violences sexuelles faites aux femmes, estimant que 44% des femmes ont déjà souffert d’une forme d’agression sexuelle, de l’attouchement au viol ”, peut-on sur le site internet de Fusion.

Cette vidéo nous rappelle fortement celle de la comédienne Soshanna Roberts, qui en octobre dernier, dénonçait le harcèlement de rue au coeur de la Grosse Pomme. En Europe également, la Belge Sofie Peeters rapportait en 2012 ce même constat dans son court-métrage Femmes de la rue. Un phénomène mondial consternant qu’il est urgent de faire cesser.

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