Sophia Aram, une burqua et un hommage au Roi Abdallah, ce défenseur des femmes "very discreet"

L'hommage de Christine Lagarde au très "discret défendeur des droits des femmes", le Roi Abdallah, a fait réagir Sophia Aram. Elle a aussi voulu lui rendre hommage dans une chronique qu'elle assure cachée sous un voile.

De façon très discrète, c’était un fervent défenseur des femmes”. A peine la mort du Roi Abdallah annoncée, vendredi 23 janvier, que les hommages des politiciens ont afflué. Certains nous ont marqué, comme celui de Christine Lagarde, présidente du FMI, d’après qui le Roi Abdallah était un fervent défenseur des droits de femmes. La petite phrase a fait réagir Sophia Aram, qui lui a consacré sa chronique du lundi matin sur France Inter. Pour l’occasion, elle avait revêtu une burka a pris l’accent arabe pour ironiser sur l’action “très discrète” du monarque saoudien : “C’était tellement discret que je n’avais pas du tout vu ce qu’il avait fait pour les femmes”.

En cherchant bien dans “sa vie, son œuvre”, l’humoriste trouve une mini-avancée. Depuis 2011, les femmes ont le droit de voter et de se présenter aux élections municipales de 2015… Mais, elles doivent toujours demander l’autorisation de leur mari, le roi désigne les candidats… et il n’y a pas de partis politiques en Arabie Saoudite. Sophia Aram profite de cette sortie de route étrange de Christine Lagarde pour souligner les disparités qui existent toujours : l’interdiction de conduire une voiture, de se déplacer, de voyager, les disparités salariales. De discrétion en discrétion, il y aura sans doute une avancée d’ici un ou deux millénaires. Le même laps de temps qu’il faudra à la France pour assurer un salaire égal, pour un travail égal, aux hommes et aux femmes.


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